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Empreinte Carbone des Aliments

Empreinte Carbone des Aliments -

Comment Réduire l'Empreinte Carbone des Aliments ?

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Réchauffement climatique, déforestation, pollution des sols, agriculture intensive... La production de nourriture a un impact énorme sur notre planète.

Alors comment réduire l'empreinte carbone des aliments ? Quel est le régime le plus "écologique" ? Lequel préserve le plus l'environnement ? C'est ce que nous allons découvrir dans cet article.

Découvrez Comment Réduire l'Empreinte Carbone de l'Alimentation :

Face à tous les problèmes environnementaux qui touchent la planète, nous sommes de plus en plus conscients du rôle que nous avons à jouer pour la protection de l’environnement.

Si cette préservation de la planète vous tient à cœur, il existe un geste particulièrement important à prendre en compte : la façon de s’alimenter. La nourriture pour notre alimentation et est l'une des choses ayant le plus grand impact sur l'environnement. Sa production requiert de multiples hectares de terre et beaucoup d'engrais, de pesticides etc...

Champ agricole

Avec les machines de récolte, les transports et même les frigos qui conservent notre nourriture, on comprend vite en quoi l’impact de l’alimentation sur l’environnement n’est pas négligeable.

Au total, on estime que le secteur alimentaire représenterait jusqu'à un quart des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Mais existe t-il des manières de manger mieux afin d’éviter de nuire à l'environnement ?

 

1) L’empreinte carbone :

Nous avons tous entendu parler de l'expression "empreinte carbone", mais peu de gens savent exactement ce qu'elle signifie.

L'empreinte carbone est l'impact total sur l'environnement d'une activité ou d'un élément, depuis sa création, son transport et son utilisation jusqu'à sa destruction. 

La plupart du temps, l'empreinte carbone fait référence à la quantité de gaz à effet de serre produite (gaz qui peuvent piéger la chaleur dans notre atmosphère, ce qui entraîne un réchauffement de la planète).

Empreinte carbone


Qu'est-ce qui crée l'empreinte carbone d'un aliment ?

Il faut savoir qu’en Europe, l'alimentation est le deuxième facteur influant le plus sur notre empreinte carbone individuelle. Cela est dû aux différentes étapes du cycle de vie des denrées alimentaires :

  • La production - les engrais, les pesticides, les aliments pour animaux, l'eau et l'électricité utilisés pour cultiver ou élever les aliments.
  • La transformation - la récolte des cultures ou l'énergie utilisée pour transformer les aliments tels que les produits laitiers. 
  • Le transport - de l'exploitation agricole aux usines de transformation, puis aux grandes surfaces.
  • Stockage et cuisson - l'électricité nécessaire à la réfrigération puis à la cuisson des aliments que vous avez achetés.
  • Déchets - il s'agit à la fois des aliments que vous jetez et des invendus.


2) Le régime végétarien : est-il bon pour la planète ?

En termes d'impacts environnementaux, on dit souvent qu'un régime végétarien est moins nocif. En effet, la production de viande a un impact environnemental énorme. D'abord parce qu'il faut nourrir le bétail, faire pousser sa nourriture (céréales, foin ou autre) et utiliser beaucoup d'eau également.

régime végétarien

Produire 1 kg de viande a un coût environnemental plus élevé que de produire, par exemple, 1 kg de pommes de terre. Beaucoup d'espace est nécessaire pour élever du bétail. Il faut ensuite transformer la viande (abattage, découpe, conditionnement...). Tout cela contribue à l'émission de gaz à effet de serre.

De plus, les animaux d'élevage produisent eux-mêmes des gaz à effet de serre. Ainsi, on estime qu'une vache élevée pour sa viande émet chaque année entre 70 et 120 kg de méthane, un gaz dont la contribution au réchauffement climatique est 23 fois plus forte que celle du CO2.

L'empreinte carbone d'un régime végétarien est donc généralement considérée comme inférieure à celle d'un régime carnivore. Les régimes végétarien et végétalien sont ceux dont l'empreinte carbone est la plus faible, avec respectivement 1,7 et 1,5 tonne d'équivalent CO2 émise par an et par personne.

Dans le même temps, les "amateurs de viande" émettent 3,3 tonnes de CO2 par an et par personne, soit deux fois plus que le régime végétalien.

Empreinte carbone viande

En revanche, en supprimant uniquement le bœuf et l'agneau de leur alimentation (tout en conservant les autres viandes et produits animaux), l'empreinte carbone de la viande consommée se rapproche de celle du régime végétarien, avec 1,9 tonne de CO2 émise par an et par personne. La différence ne serait alors pas aussi grande que cela ?

Avant de classer directement les légumes dans la case “bons pour l'environnement" et de donner à la viande le pire rôle sur l'impact environnemental, il faut creuser un peu plus.

Il ne faut pas se fier à un seul facteur, le transport à aussi un rôle majeur à jouer sur l’empreinte carbone, notamment les fruits qui viennent du bout du monde. Ainsi, l'avocat si délicieux ne fait pas le fier quant à son empreinte carbone, et que dire de la noix de coco...

Puis, pour en revenir à l’exemple de la pomme de terre, saviez vous que la pomme de terre n’est pas si bonne qu'on pourrait le croire au niveau de son impact écologique ? De toutes les plantes riches en protéines, ce sont les pommes de terre qui ont l’empreinte carbone la plus grande.

pommes de terre

En fait, la majeure partie de cette empreinte provient de la cuisson, mais elle varie en fonction du mode de cuisson et de la durée de celle-ci. Par exemple, une pomme de terre cuite au four causera beaucoup plus d'émissions que celle cuite au micro-onde, car cela demande beaucoup moins de temps de cuisson.



3) Le transport :

L'impact du transport est relativement faible pour la plupart des produits, mais il y a une exception : ceux qui voyagent par avion.

De manière générale, essayez d'éviter les aliments qui sont transportés par avion.

On peut penser que le trafic aérien représente une grande partie du transport de nourriture. Mais en réalité, très peu de denrées alimentaires sont transportées par voie aérienne ; elles ne représentent que 0,16% en termes de kilomètres parcourus.

Pour les quelques produits qui sont transportés par voie aérienne, les émissions peuvent être très élevées : le transport aérien émet 50 fois plus de CO2 que le bateau par exemple.

Empreinte carbone avion

Alors, quels aliments sont transportés par avion ? Comment savoir quels sont les produits à éviter ?

Il s'agit généralement d'aliments très périssables. Cela signifie qu'ils doivent être consommés rapidement après avoir été récoltés. Dans ce cas, le transport par bateau est trop lent, c’est pourquoi l'avion est la seule option possible.

Pour citer quelques aliments concernés par le transport aérien, les asperges, les haricots verts et les baies sont des aliments couramment expédiés par avion. 

Il est souvent difficile pour les consommateurs d'identifier les aliments qui ont voyagé par avion, car ils sont rarement étiquetés comme tels. Il faudrait pour cela chercher à éviter les aliments qui ont une durée de conservation très courte. C'est particulièrement vrai pour les aliments pour lesquels l'accent est mis sur la "fraîcheur".

En règle générale, afin de limiter le transport très polluant des aliments, essayez au maximum de consommer local !!


4) Des données trompeuses :

En matière d'alimentation, les données ne montrent pas toujours la réalité à l'échelle globale. En effet, la plupart des études sur l'impact environnemental de l'alimentation se basent sur des données provenant des États-Unis, ce qui oriente leurs résultats.

Par exemple, aux États-Unis, 125 kg de viande sont consommés par an et par personne. C'est 20% de plus qu'en France. Les Américains consomment 53 kg de viande bovine par an et par personne, contre "seulement" 23 kg dans l'Union européenne.

Vaches bovines

Comparer les régimes alimentaires est alors aussi une question de contexte géographique.

De même, le calcul de l'empreinte carbone de la viande se base sur les pratiques agricoles américaines, où le bétail est élevé principalement à partir de céréales et de soja. Nourrir le bétail avec les cultures de soja et de céréales implique une plus grande production de méthane.

Au contraire, les nourrir avec de l’herbe (qui est naturellement riche en oméga-3) réduit jusqu'à 20 % le méthane émis. La culture de l'herbe n'émet d'ailleurs pas de CO2. Prenons par exemple la France : 60 % de l'alimentation du bétail est composée d'herbe, l'impact environnemental est donc inférieur.

Enfin, si l'on considère d'autres facteurs que le CO2 (comme la pollution des sols et des eaux), les choses se compliquent encore. Par exemple, les cultures de fruits, de légumes ou de céréales peuvent être très nocives pour l'environnement en raison de l'utilisation de pesticides, d'herbicides et autres fongicides qui détruisent la biodiversité et polluent les sols.

D'autre part, la production de certains légumes (concombres, laitue, céleri...) nécessite de grandes quantités d'eau et d'énergie, ce qui rend les calculs encore plus complexes. Et tout cela ne tient pas compte de la déforestation causée par des cultures comme le soja, ou la monoculture.

Culture de Concombres


5) Les autres facteurs liés à l'impact environnemental :

Si l'on tente de résumer toutes les études réalisées sur le sujet de l'impact environnemental des différents régimes alimentaires, il est encore très difficile de dire quel "régime" est le meilleur pour la planète. Selon l'origine des produits consommés, la technique de culture ou d'élevage utilisée, la quantité consommée, on peut obtenir des résultats très différents.

Ainsi, un régime végétarien riche en soja et en légumes peut être plus nocif pour la planète, à calories égales, qu'un régime contenant un peu de viande si les animaux sont élevés dans de bonnes conditions (pâturages, alimentation biologique). À l'inverse, un régime omnivore contenant beaucoup de viande bovine produite industriellement aura des conséquences environnementales bien plus dures qu'un régime végétarien, bio et local.

Il est donc impossible de trancher, mais il y a quelques points clés à connaître pour mieux comprendre l'impact environnemental de notre alimentation et choisir un régime qui protège mieux l'environnement.

À noter qu'il n'y à pas seulement les différentes sources de nourriture qui sont concernée par l'empreinte carbone. Le mode de production de vos aliments est aussi important que le type d'aliments que vous consommez : privilégiez les aliments locaux pour éviter les effets du transport, une production limitant les intrants chimiques, des viandes/œufs/produits laitiers issus d'animaux élevés dans de bonnes conditions.

Par ailleurs le sur-emballage est l'un des fléaux de l'environment. Finalement, s'engager vers un changement alimentaire à long terme dans le total respect de l'environment s'accompagne d'un changements de consommation tout court : adopter des produits d'hygiène sains, adopter les produits réutilisables ou biodégradables, favoriser le recyclage, ne pas gaspiller...

 

Pourquoi de nombreux magasins écologiques ou biologiques ouvrent?

C'est pour répondre aux nouvelles attentes des clients qui se sentent aujourd'hui très impactés par les changements climatiques et les pratiques irrespectueuses de l'environnement.

De nombreuses personnes arpentent les allées des magasins écologiques : ces derniers proposent non seulement une nourriture locale sans pesticides mais aussi un regard nouveau sur la façon de consommer. Vous ne retrouvez alors pas là bas des emballages plastique superflus.

Si vous voulez changer de mode de consommation pour protéger la planète, vous pouvez par exemple vous intéresser aux produits éco responsable de la marque BamBoutic, des produits en bambou réutilisables ou biodégradables.

Par exemple, vous pouvez désormais organiser des piques niques à l'aide des couverts en bambou de chez BamBoutic !

Ainsi, ils ne seront pas jetés à la poubelles mais lavés et vous n'aurez pas besoin d'en racheter : cela fait faire des économies. Car oui, le bio c'est bien mais ça coute encore très cher.

 

6) Les aliments en fonction de leur impact environnemental :

Le bœuf et l'agneau font partie des aliments les plus nocifs pour la planète, surtout lorsqu'ils sont cultivés de manière industrielle (alimentation céréalière, sans pâturage). La viande de pâturage permet de reconstituer les sols et rétablir leur aptitude à stocker le C02 : ce sont les sources de viande à privilégier.

Impact environnement poulet

Le poulet et le poisson ont également un impact environnemental nettement inférieur à celui de la viande bovine sur la planète. Si vous consommez des produits d'origine animale, ce sont ceux-là que vous devez choisir en priorité.

Les légumes et les céréales ont une empreinte carbone globale plus faible que la viande ou les produits laitiers. Néanmoins, certains légumes font exception à cette règle. Si les légumes ne sont pas biologiques, leur impact peut être très fort sur la biodiversité et la qualité des sols en raison des intrants chimiques utilisés. 

Tout est une question aussi de quantités. Ainsi, pour consommer 600 calories de pommes de terre (le légume le plus énergétique), il faudrait en manger plus de 780 g, soit environ 2,3 kg de CO2 émis. Pour consommer 600 calories d'échine de porc, il faut en manger seulement 200 g pour "seulement" 600 g de CO2 émis dans l'atmosphère.

Attention aussi au type de fruits et légumes que vous consommez : le soja et les légumes riches en eau comme les tomates, les concombres ou les courgettes nécessitent beaucoup d'énergie et d'eau pour être produits en quantité industrielle et sont parfois associés à la déforestation. De même, les myrtilles ou les bananes sont des fruits à fort impact environnemental. Il est donc préférable de ne les consommer qu'occasionnellement, en saison.

Les légumineuses sont en revanche très "eco-friendly” car elles nécessitent peu d'eau, peu d'énergie, et émettent peu de CO2.

Les produits de la mer ont des impacts environnementaux très variables : la sur-pêche intensive est problématique. Il faut veiller à ne les consommer qu'en saison et à éviter les espèces menacées. En revanche, lorsque les stocks de poissons sont bien gérés, les produits de la mer sont une bonne alternative au bœuf par exemple. A moins que vous n'aimiez pas le poisson...

impact environnement poisson

Voici quelques chiffres alarmants sur les émissions de CO2 générées par certains aliments principalement basés sur les Etats Unis. 

  • L’ agneau émet 39,2 kg de CO2
  • Le bœuf émet 27 kg de CO2

Même si elle n'est pas aussi mauvaise que celle de l'agneau, l'empreinte carbone du bœuf est assez élevée. Les vaches produisent beaucoup de méthane et ont besoin de beaucoup d'eau. Il y a beaucoup d'import d’agneau aux Etats Unis ce qui joue un rôle sur le CO2 émis. 

  • Le fromage : 13,5 kg de CO2

Il n'y a pas que de la viande ! Le fromage est également un émetteur important de CO2. Seule une petite partie du fromage est importée, mais cela représente la moitié de toutes les émissions de carbone provenant du fromage.

  • On retrouve aussi Saumon d'élevage : 11,9 kg de CO2

Les principales sources d'émissions de gaz à effet de serre du saumon d'élevage sont sa nourriture, la production d'électricité et d'énergie utilisée. 

  • Enfin les pommes de terre : 2,9 kg de CO2

 

Pour conclure :

Afin de réduire l'empreinte carbone de votre alimentation vous pouvez limiter la viande ou privilégier les produits de saison. Vous pouvez également faire des choix alimentaires plus respectueux de l'environnement, grâce aux étiquettes environnementales qui sont de plus en plus présentes.

L'impact de notre alimentation sur l'environnement est une question à laquelle plusieurs réponses possibles peuvent être apportées.

Au final, le bon sens voudrait qu'un produit industriel soit presque toujours plus nocif pour l'environnement qu'un aliment produit localement, selon des pratiques agricoles saines et pas intensives.

De plus, cela correspond parfaitement aux attentes des consommateurs qui plébiscitent aujourd'hui une agriculture plus raisonnée.

Alors, êtes-vous prêt à vous lancer dans une alimentation écologique ?


1 commentaire

  • Bernard

    Le meilleur moyen de reduire l’empreinte carbone des aliment est de consommer local

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